mercredi 11 janvier 2012

Bilan 2011 - Cinéma

Voici comme chaque année mon bilan sur les nouveaux films que j'ai vus.
Je n'ai pas fais de critique au fil de l'année ni pris de notes sur ce que j'avais pensé de chaque film au fur et à mesure, et du coup mes impressions sont parfois un peu diffuses et floues et surtout ce bilan m'a pris du temps à faire...
Comme l'année précédente, j'ai fait un classement de ceux que j'ai le moins aimé à ceux que j'ai préférés , classement est respecté à l'intérieur des catégories.

C'est parti pour bilan et verdict annuel de meilleur et pire film de l'année.

♦ ♦ ♦

♦ Cette année j'ai vu 72 nouveaux films, beaucoup mieux que l'an passé avec seulement 47.
J'aurais pu en voir plus mais on a regardé pas mal de séries, ce qui a ralenti le rythme.

♦ Je suis allée 23 fois au cinéma contre seulement 11 fois en 2010.
Merci au Gaumont Comédie qui diffuse de plus en plus de films en VO.
(pour info, je ne vais presque plus voir les films étrangers en VF)

♦ Je n'ai pas eu de grande révélation et peu de films où je suis restée bouche bée ou en apnée. J'ai néanmoins vu d'excellents films, de ceux qu'on apprécie de plus en plus en y repensant, de ceux qui sont chargés d'émotion ou font rire aux larmes, de ceux qui émerveillent.

♦ Quelques grosses déceptions de taille, et le niveau moyen voire médiocre de nombreux films vus en 2011 me motive pour mieux sélectionner cette année, je vais refaire ma liste de films à voir de façon plus exigeante.

♦ Mes objectifs pour cette année:
- alterner les grands classiques, les films cultes, les petites perles indépendantes
- continuer le top 250 d'IMDB
- continuer le challenge James Stewart
- faire des challenges par réalisateur ou acteur.
- réussir le défi de voir 100 nouveaux films dans l'année.
- prendre en note une mini critique après chaque film vu.

♦ ♦ ♦

LES CLASSIQUES
Je rajoute une catégorie "vieux classiques" qui sera réservée aux films datant d'avant les années 60 et classés par ordre de préférence du meilleur au plus mauvais.

12 hommes en colère (1957)

♦ Voilà un film culte dont j'entends parler depuis de nombreuses années, d'un réalisateur de qualité, mais ce qui m'a poussé à le regarder est une raison nettement plus triviale, il s'agit du film préféré de David Tennant.

La renommée du film est à la hauteur, je suis restée captivée tout du long, l'ambiance devenant de plus en plus oppressante au fur et à mesure grâce à une manière de filmer et un montage qui évoluent de façon sensible pendant le film.
C'est un exercice de style parfaitement maitrisé avec des acteurs ultra convaincants, qui arrivent à créer des personnages tous distincts et d'un naturel impressionnant.

C'est également un pamphlet contre la justice trop hâtive, les risques d'un jury de condamner à mort ou à perpétuité un innocent. Ce film est là pour nous rappeler la valeur de la vie humaine et le questionnement de la responsabilité qu'ont de parfaits inconnus de décider du sort d'une personne.
Un chef d'oeuvre du cinéma, à voir sans hésitation.



Rebecca (1940)

♦ Dans la catégorie chef d'oeuvre celui-ci n'est pas en reste, captivant il l'est mais bluffant encore plus.
J'appréciais déjà le brio d'Alfred Hitchcock pour les histoires à suspense, les personnages retors et les atmosphères prenantes, mais Rebecca manquait à ma culture.

Non seulement Hitchcock donne ici la mesure de son talent mais il y a en plus une maîtrise presque surnaturelle du traitement des personnages qui arrive à donner corps et vie à une personne absente, je n'avais jamais vu cela aussi bien fait.
J'ai depuis acheté le roman de Daphné du Maurier dont le film est inspiré, j'ai hâte de me plonger dedans.
Merci Mabo qui m'a permis de le visionner, et en VHS s'il vous plait!



Les aventures de Robin des bois (1938)

♦ Un grand classique que je me devais de découvrir, autant pour le film que pour le célèbre Errol Flynn que je n'avais encore jamais vu jouer, et il s'agit d'une excellente surprise.

Je ne m'attendais pas à me laisser captiver par ce film, d'abord on faisait plein de commentaires à la déconne avec Mabo mais très vite on s'est pris dans l'histoire: les magnifiques costumes, les couleurs vives, le sourire et le dynamisme d'Errol Flynn, l'humour, je comprends pourquoi ce film a eu autant de succès!
Mention spéciale pour les robes très originales et même avant-gardistes tout en étant de style médiéval, de pure merveilles *.*



Next time we love (1936)
* JAMES STEWART CHALLENGE

♦ Celui-ci n'est pas un des plus grands succès dans la carrière de James Stewart et il a même des critiques plutôt négatives mais personnellement je l'ai bien aimé.
J'ai trouvé que le sujet (les mariages d'impulsions et la découverte de l'autre, la femme qui travaille et gagne plus que son mari) est très novateur pour l'époque, et j'ai trouvé beaucoup de réalisme dans l'incompréhension grandissante entre les deux personnages principaux.
Il reflète bien les idées et le mode de vie de l'époque, je l'ai trouvé très intéressant sociologiquement.
Une découverte sympa grâce à Mabo :)


Casablanca (1942)

♦ Oui, on peut avoir fait des études de cinéma et regardé des films depuis l'enfance sans avoir vu Casablanca, il était donc plus que temps de combler cette lacune!
Et heu bin voilà, c'est fait.
Je n'ai hélas pas grand chose à dire, je ne me suis pas du tout attaché aux personnages ni n'ai apprécié le jeu des acteurs principaux, Humphrey Bogart m'est antipathique et Ingrid bergman a autant de charme et de charisme qu'un glaçon en hiver.
L'histoire ne m'a pas intéressée, je me suis ennuyée :s



Monnaie de singe - (1931)
♦ Quelle déception!
J'avais étudié le comique des Marx Brothers pendant mes études, j'en avais vu des extraits de films assez sympathiques (mais je n'étais pas non plus tombée en riant de ma chaise) et là encore, j'avais une lacune, n'ayant vu aucun de leurs films.
Un copain ayant acheté un coffret à pas cher ce fut l'occasion de découvrir tous ensemble leur humour...et ce fut aussi ennuyeux qu'insupportable.

C'est brouillon, cacophonique, il n'y a aucun scénario, aucune cohérence, les personnes sont grotesques et font n'importe quoi tout le temps, à tel point qu'on en est venus à la conclusion qu'il s'agissait des premiers vrais "trolls" au sens internet du terme, leur seul but est de semer le chaos et la panique partout où ils vont.



Les morts-vivants (1932)

♦ Dans la catégorie "Bela Lugosi a quand même fait pas mal de films pourris" celui-ci n'est pas loin derrière les Ed Wood, tellement bien que je me suis endormie.
Pas grand intérêt à cette histoire qui prends juste des ficelles déjà usées jusqu'à la corde (et pourtant ça date de 1932...) avec des acteurs heu...nuls?



Mais qui a tué Harry? (1956)

♦ Ça devait arriver, un film d'Hitchcock qui ne m'a pas plu, et oui.
L'idée est très sympa, il y a des personnages farfelus à souhait mais je ne sais pas, je ne me suis pas laissée prendre au fil de l'histoire.
J'ai été agacée par les personnages aux comportements stupides, par la mère de famille qui propose de la citronnade toutes les 2 minutes et ahem, je me suis endormie un peu aussi.
Je n'en garderais pas un souvenir impérissable.

♦ ♦ ♦

Les nanars

La princesse de l'espace
♦ Tellement mauvais que je n'ai même pas réussi à trouver une affiche :D
On a regardé cette chose sur une vieille VHS enregistrée trouvée chez Mabo, il s'agit d'un film australien au scénario absolument fabuleux, avec une qualité de réalisation inexistante, des acteurs heu, non des gens en fait, pas des acteurs, des fringues des années '90, des effets spéciaux dont même Ed Wood n'aurait pas voulu et un final d'anthologie.
Il y a des scènes tellement absurdes et des running gag de personnages pourris qui donnent le fou-rire, il mérite bien le statut de nanar!



Killers clowns from outer space (1988)

♦ Nanar à 200% mais du nanar délibéré, et si dès fois ça peut être raté, là c'est un film unique qu'il faut voir absolument!
Je l'ai vu au ciné avec les potes lors d'une projection spéciale et il est fabuleux, fou-rire garanti du début à la fin, un grand n'importe quoi complètement assumé et déjanté des années 80, avec des ados qui flirtent, des caricatures de flic borné, des permanentes démesurées, des fringues abominables et un scénario qui n'a d'égal que le niveau des dialogues.
En cas de phobie des clowns, ceux-ci sont tellement ridicules dans leur horreur qu'il est impossible de ne pas rire.
Et la chanson titre est une merveille de ringardise et de kitch de hard FM, il faut que je la trouve à tout prix.
Franchement j'ai adoré ce film, je le classe juste derrière L'attaque des tomates tueuses dans les meilleurs nanars de tous les temps.

♦ ♦ ♦

♦ Les nullités de l'année


Les feux de la nuit (1988)

♦ Je voulais voir cet obscur petit film des années '80 pour une seule raison: la présence de Michael J Fox et Kiefer Sutherland en personnages principaux, à l'apogée de leur carrière.

Hélas c'est très mauvais...scénario absent, acteurs qui s'ennuient visiblement, décors répétitifs, très sérieux par moment avec un humour qui tombe mal à propos, pas de début, pas de fin, et surtout, une affection visible du réalisateur pour la France qui rend le film cliché et très barbant (comme une vrai film français, pour le coup c'est fidèle!)
Ha oui et la morale: la drogue c'est mal, ohlala.



Devil (2010)

♦ Le diable qui s'amuse à faire flipper des gens coincés dans un ascenseur, ça s'est du pitch qui dépote, bin oui on peut être le diable et s'ennuyer ferme sur terre hein...et ennuyer le public aussi.
C'est un film que j'ai trouvé pourri, rien à en dire de plus, voilà voilà.



Bonnie and Clyde (1967)

♦ Si de grands critiques lisaient ce post ils voudraient surement me faire condamner pour calomnie et hérésie mais j'assume (et ils ne me lisent pas de toute façon), j'ai trouvé ce film mauvais.
Ça fait des années que je voulais le voir, tant pour l'histoire du célèbre couple de braqueurs mythique, que pour la beauté de Faye Dunaway, mais punaise que c'est décousu et ennuyeux!
Il y a plein de scènes inutiles à mon sens, peu de cohérence d'une scène à l'autre, des longueurs à n'en plus finir, des personnages secondaires irritants et des dialogues improbables.
La fameuse scène de fusillade à la fin ne m'a arraché que bâillements et l'envie subite de baisser le son.
Déception.



Captain America (2011)

♦ On s'est fait un trip à voir les films des Avengers en mangeant le soir, en plusieurs parties, et ça convenait très bien au niveau de celui-ci que je n'ai pas vraiment apprécié.
Pas grand-chose à en dire, un méchant ridicule, histoire plate, perso principal auquel je ne me suis pas du tout attachée, vraiment too much pour moi.



Thor (2011)

♦ Toujours dans la série des Avengers à voir en mangeant, j'ai trouvé celui-ci un chouïa moins mauvais que Captain America uniquement pour la beauté visuelle d'Asgard et du Bifrost, mais certainement pas pour le jeu d'acteur du perso principal...
Oh et parce qu'il y a une blague fabuleuse avec le Mjolnir :D



Pirates des Caraïbes 4 : la fontaine de jouvence (2011)

♦ Même si la trilogie de POTC est du pur divertissement, je suis très fan et j'ai particulièrement aimé le 3ème film.
Pour celui-ci je n'avais pas de grosses attentes, un 4 c'est rarement réussi et le fait que 2 des personnages principaux, aussi mièvres soient-ils, ne soient plus là, ça sentait le sapin.
Oui j'adore Johnny Depp, j'adore les Capitaines Jack Sparrow et Barbossa et ce film est surtout centré sur eux mais ça ne suffit pas, l'histoire est nulle, les nouveaux personnages secondaires inintéressants, Johnny Depp en fait trop (il commence même à m'agacer) et je me suis ennuyée tout le long.
La suite sera sans moi et je vais partir en déni pour ce 4.



True Grit (2011)

♦ Je n'ai jamais aimé les westerns, à part ceux de Sergio Leone, et ce n'est pas celui-ci, adapté d'un film avec mon grand ami (insert irony here) John Wayne, qui va me faire changer d'avis.
Histoire bancale, persos pas attachants, manque de rythme, fin absurde, violence gratuite, je n'ai pas aimé.

♦ ♦ ♦

Les pas top, franchement bof


Fletch (1985)

♦ Je savais que ce ne serais pas terrible mais j'ai regardé ce film pour une très mauvaise raison que j'assume: uniquement parce que la manie du perso principal d'emprunter de fausses identités est utilisée par la série Supernatural en référence directe et ça m'intriguait.
Comme Chevy Chase a eu pas mal de succès dans les années '80 et a fait un come-back dans la série Community, je me suis dit que c'était l'occasion de le découvrir un peu.
Le début du film est sympa, drôle, mais très vite on se rend compte que c'est inspiré du Flic de Beverly Hills, jusqu'aux musiques au synthé qui sont les mêmes à quelques notes près...le film part dans tous les sens et on s'ennuie, dommage l'idée était sympa.



Le bonheur de Pierre (2010)

♦ Je m'étais dis que j'arrêtais de regarder des films français récents car je suis déçue à chaque fois, mais j'ai une petite faiblesse pour certains acteurs trop rares à l'écran alors j'ai craqué pour le dvd de celui-ci à seulement 0.50€.
J'aime beaucoup Pierre Richard, il me faisait rire aux éclats quand j'étais enfant avec ses personnages maladroits, rêveurs et sa générosité naturelle.
Quand je l'ai revu il y a quelques années dans un film tout doux et très drôle, Essaye-moi, il m'a refait craquer encore plus avec son côté distrait vieillissant.
Je me suis dis que le combo Pierre Richard/Sylvie Testud/Quebec ne pouvait qu'être réussi mais c'était sans compter sur la propension des films français à gâcher les bonnes idées, et celui-ci n'est qu'une longue suite de scènes pas très drôles, de clichés, de personnages stupides prévisibles et agaçants, et d'humour parfois douteux.
On se demande ce que Pierre Richard fait là, son personnage n'est pas du tout exploité, alors que le personnage insupportable d'emm*rdeuse jouée par Testud écrase le film.
Dommage, encore une fois déçue.



La traversée du temps (2007)

♦ Vu en fin de soirée chez les copains, j'avais entendu des échos sympa de ce film d'animation japonais donc je partais plutôt confiante, d'autant plus que je suis en général bon public dès que ça se passe dans le quotidien japonais et avec des lycéens.
Mais je n'ai trouvé aucun intérêt à l'histoire, qui est très décousue et je ne me suis pas attachée aux personnages, m'étant même un peu endormie un peu.
Le style graphique est très spécial, ça m'a rappelé Plympton par moments, ce qui m'a semblé ne pas trop correspondre à l'ambiance voulue.



Jean-Philippe (2005)

♦Je dois être masochiste car j'ai regardé beaucoup de films français cette année, mais celui-ci m'intriguait depuis un bout de temps.
L'idée est excellente, une uchronie forcément je suis partante, mais comme d'habitude, la première partie du film est très bien et ça se gâte après pour arriver à une fin très bof.
Et mon allergie perpétuelle à Fabrice Luchini n'a pas aidé c'est certain...



Odette tout le monde (2006)

♦ Ca continue, vive le cinéma français...
J'ai regardé celui-ci pour deux acteurs que j'apprécie beaucoup, Albert Dupontel et Catherine Frot.
La première partie du film est très bien: des idées, des dialogues très fins, des personnages un peu caricaturaux mais réalistes, une Catherine Frot craquante et émouvante au possible, un Dupontel un peu paumé qui se remet en question et surtout le sujet de la lecture qui m'a beaucoup parlé.
Mais ça se gâte pendant la 2ème partie, l'histoire essouffle, part dans la direction la plus prévisible qui soit et la fin synthétise tout ce pour quoi je n'aime pas le cinéma français actuel: il faut absolument un super happy ending classique et conventionnel alors que l'histoire appelait une fin différente.
J'en ai un peu marre de dire "dommage" à chaque film français...



Source code (2011)

♦J'y suis allée en partie pour Jake Gyllenhaal et en partie pour l'idée sur les modifications temporelles mais j'ai été déçue.
Rien de novateur ici, rien qui ne soit prévisible, ce n'est pas mauvais mais ce n'est pas bon non plus, sitôt vu sitôt oublié.

♦ ♦ ♦

♦ Les bien, à voir une fois


La Môme (2007)

♦ On a profité d'une projection gratuite en plein air cet été pour enfin voir ce film qui a semble-t-il transporté les foules mais je n'ai pas été conquise.
A sa décharge, le film a souffert d'une projection chaotique, avec de nombreuses coupures, des problèmes de sons et la pellicule a carrément brulé dans les 10 dernières minutes du coup je n'ai pas vu la fin.
Dans l'ensemble j'ai apprécié le film, mais même sans les problèmes techniques la prestation de Marion Cotillard m'aurait tout autant irrité, son jeu exagéré ne m'a pas convaincue, contrairement à celui de Sylvie Testud que j'ai trouvé très bien comme toujours.



Le tour du monde en 80 jours (2004)

♦ Alors heuuu...on est tombé dessus complètement par hasard avant de regarder un film et on est resté bloqué tellement c'était n'importe quoi!
Je ne savais pas que Jackie Chan avait fait une version ciné de mon roman préféré de Jules Verne, et même si il n'y a aucune cohérence, que c'est bourré d'anachronismes, de situations improbables et d'humour bien lourd, c'est très fun et on s'est bien marrés.
Visuellement il y a des costumes superbes, les couleurs et les décors sont pétillants et font rêver, de chouettes combats sont chorégraphiés comme à la grande époque de Jackie, mais surtout, il y a une galerie d'acteurs surprenante au fil du voyage avec en vrac John Cleese, Luke et Owen Wilson, Katy Bates, des d'acteurs anglais que l'on voit très souvent et même...Arnold Schwarzenegger O_o
Du n'importe quoi pas indispensable, mais tomber dessus c'était bien fun.



Hôtel Woodstock (2009)

♦ L'idée est sympa et j'ai bien aimé le déroulement, ce côté complètement off du festival, la galerie de personnages tous plus farfelus les uns que les autres et ce jeune au milieu qui est dépassé par la tournure des évènements.
Les films traitant des années 60 aux USA et plus particulièrement de rock et de cette jeunesse là ont tendance à me plaire. Celui-ci était pas mal, mais un peu brouillon, pas de jeu d'acteur marquant et un manque de rythme.
Sympathique pour l'anecdote mais pas le genre de film qui laisse un grand souvenir de cinéma.



Joyeuses Funérailles (2007)

♦ Une comédie noire anglaise dans la lignée de 4 mariages, un enterrement, avec des personnages déjantés, des situations improbables et tellement inconvenantes, forcément ça me plait.
J'ai retrouvé des acteurs que j'aime bien et que l'on voit peu, notamment Alan Tudyk (qui joue Wash dans la série Firefly) et Ewen Bremner (inoubliable Spud de Trainspotting), j'ai beaucoup ri, mais c'était trop brouillon pour en faire un bon film.



The Social Network (2010)

♦ Celui-ci ne me motivait pas du tout, mais à force d'en entendre de bons échos je me suis laissée tenter.
Avec David Fincher aux commandes on peut dire que le film est parfaitement maîtrisé, rythme, montage, scénario, tout est impeccable.
Mais étant complètement indifférente au sujet traité et au sort du personnage principal, c'est le genre de film que j'oublie aussitôt après l'avoir vu.



Horton (2008)

♦ Je n'avais pas été inspirée par la bande-annonce et je n'avais encore jamais rien vu tiré de l'univers du Dr Seuss, du coup c'est sans grande attente que j'ai regardé celui-ci et pourtant ce fut une bonne surprise.
L'histoire est farfelue mais cohérente, l'univers présenté est intéressant, les persos sont aussi drôles qu'attachants et surtout, visuellement c'est très beau, des couleurs vives, de jolis effets de textures et un design des personnages plutôt fun.
Un film qui met de bonne humeur.



Rien à déclarer (2011)

♦ On a refait la même que pour Les Ch'tis avec celui-ci, on est allés le voir au ciné dans le village des parents de Toon et on a passé un bon moment.
J'ai beaucoup aimé le côté hommage délibéré à l'humour des années 70/80, des films avec Bourvil et De Funes, et il y a des scènes d'anthologie où j'ai ri aux éclats.
Le personnage de Benoît Poelvoorde est d'une méchanceté redoutable et le film n'a pas peur d'aller loin avec ce perso, cela aussi m'a rappelé le ciné français 70/80 où les persos pouvaient être méchants, rester des teignes, et ne pas finir en bisounours!



Miss Potter (2006)

Beatrix Potter est une illustratrice pour enfants très célèbre en Grande-Bretagne du coup j'ai voulu en savoir un peu plus sur sa vie.
Malgré la présence de Renée Zellweger qui n'est pas une actrice qui m'enthousiasme particulièrement, le film est agréable, avec de jolies séquences oniriques .
Je ne résiste jamais à un film se déroulant en Angleterre au 19ème siècle, ce fut un plaisir de contempler les costumes et les décors.
Ewan Mc Gregor joue un personnage attachant et il est toujours aussi charmant ce qui ne gâte rien ;)



Elisabeth (1998)

♦ Autant dans un souci de culture de l'histoire anglaise que pour le casting impressionnant, ce film était dans ma liste depuis un moment.
Cate Blanchett est comme d'habitude parfaite, tout le reste du cast est à la hauteur (ha la prestation de Vincent Cassel), et voir de l'intérieur cette période importante de l'histoire anglaise était captivant, même si on pourrait se perdre facilement au coeur de tous ces complots et intrigues (traduction: par moments j'étais complètement larguée).
Les costumes sont magnifiques, les décors aussi, et l'atmosphère oppressante est prenante.
Maintenant il faut que je vois la suite.



Le journal de Bridget Jones (2001)

♦ Ce n'est pas le style de film que je regarde en général mais quand Sonia m'a expliqué qu'il s'agit en fait d'une adaptation modernisée d'Orgueil et Préjugés et qu'il y avait Mr Darcy/Colin Firth dedans, je ne pouvais plus passer à côté.
Comme dans de nombreuses comédies britanniques, le côté romance est largement contre balancé par un humour efficace et il y a des scènes vraiment drôles, une très bonne comédie donc.



Sans plus attendre (2007)

♦ Peu importe le sujet, le casting seul suffit à motiver pour regarder ce film.
C'était particulièrement excitant de voir ces deux monuments du cinéma non seulement se donner la réplique mais en plus accepter pleinement leur âge et en rire, certaines scènes et dialogues sont savoureux au possible.
L'histoire n'est pas la plus originale qui soit et le traitement est très classique mais Jack Nicholson face à Morgan Freeman c'est un délice.



Paul (2011)

♦ Un nouveau film avec le duo Simon Pegg/Nick Frost forcément c'est incontournable, les précédents (Shaun of the Dead et Hot Fuzz) faisant parti des rares films à m'avoir provoqué fou-rire sur fou-rire ces dernières années.
Je me suis dis qu'en plus avec des rôles de geeks assumés et une histoire loufoque ça pourrait être que génial, mais c'est juste sympa, forcément ce n'est pas Edgar Wright à la réalisation :/
J'ai bien ri à certaines scènes mais l'ensemble n'est pas exceptionnel et j'en ai déjà oublié les 3/4, un peu déçue quand même.



Cadavres à la pelle (2011)

♦ Ce film aurait du être génial mais il est juste sympathique.
J'adore Simon Pegg donc et j'attendais ce film depuis longtemps car initialement ce n'est pas Andy Serkis qui devait jouer avec Pegg mais David Tennant...le duo aurait tellement mieux fonctionné si cela avait été lui!
L'idée est fun, le décor et les costumes sont très réalistes, il y a un humour noir délicieux comme j'aime, mais la magie ne prend pas et au lieu de rire aux éclats j'ai plutôt souri, encore un film auquel il manquait LE truc pour être vraiment bon (et je ne fais pas référence à Tennant, quoique...)



La famille Suricate (2008)

♦ Oui heu je sais c'est pas vraiment un film mais ça compte quand même.
J'ai plein de films avec des animaux à voir depuis un moment mais je mets toujours de côté donc là j'ai repris la méthode Mabo: on a regardé celui-ci en mangeant, en plusieurs fois.
C'était à mi-chemin avec le documentaire pour les explications mais un peu romancé pour rajouter du suspense (nooooon pas le bébé Suricaaaaate!) et visuellement c'était magnifique *o*
Je ne connaissais que peu cette espèce et évidemment ils sont craquant au possible, le genre de film où on niaise tout le long ;)



Killing Bono (2011)

♦ Un film sur le rock, dans les années 80, en Irlande, en parallèle de l'ascension de U2 et avec Robert Sheehan (l'acteur qui joue Nathan dans la série Misfits), ça faisait beaucoup de raisons pour aller au cinéma.
Hélas, le personnage principal, qui est le frère du perso joué par Robert Sheehan, est tout sauf attachant, c'est même un sale c*n doublé d'un imbécile et on le prend rapidement en grippe, du coup on ne s’intéresse pas à ce qu'il va lui arriver.
De plus, un manque de rythme flagrant et l'impression de passer à côté de ce qui pourrait être vraiment intéressant à raconter, font que le film est sympa mais sans plus.
Mais Robert Sheehan est très bon, la bande son est bien rock n'roll (il y a même du Depeche Mode dans un club) et c'est toujours un bonheur pour moi de voir un film qui se passe en Grande Bretagne dans les années 80.



Intouchables - (2011)

♦ Je l'ai vu bien après le buzz, je n'en avait pas du tout entendu parler à sa sortie et on sait ce que je pense des films français, donc forcément j'y suis allée avec un mélange d'attente et de méfiance.
J'ai aimé le fait que ce soit une histoire vraie, j'ai ri aux éclats devant la prestation d'Omar qui porte tout le film à lui seul et je pense que certaines scènes me referont rire si je les revois.
J'ai apprécié que les personnages, car même si ils sont un peu stéréotypés, ils ne sont pas non plus caricaturaux , notamment tout ce qui est du côté de la vie d'Omar, la banlieue, c'est réaliste en toute simplicité et ça c'est très rare.
Le film, même s'il n'est pas surprenant, n'est pas totalement prévisible non plus et offre de jolies scènes.
Je n'ai pas été conquise autant que mon entourage, ça reste du cinéma français parisien, pour lequel il n'existe qu'une ville et que 2 classes sociales en France, et j'aurais voulu un peu plus de folie et moins de lavallières.
Mais le sourire et le rire d'Omar sont communicatifs au possible (et ahem, quand il danse en costard c'est ...intéressant), déjà qu'il me faisait rire aux éclats avant, là il m'a conquise définitivement.



Ciel d'octobre (1999)

♦ Petite découverte sympathique via Mabo, je n'avais jamais entendu parler de ce film, ni de l'histoire vraie dont il est inspiré.
Jake Gyllenhaal tout jeune est tout mimi et joue déjà fichtrement bien, il y a une jolie galerie de personnages assez réalistes et j'ai aimé la simplicité et le naturel du film.
C'est une histoire d'aventure qui inspire quand on est plus jeune et qui fait toujours son effet, voir que tout est possible avec de la volonté ça donne toujours un bon coup de regonflant au moral, j'aime ce genre de film.



Raison et sentiments (1996)

♦ L'Angleterre au 19ème siècle, adaptation de Jane Austen, magnifiques costumes, paysages qui me font rêver, un casting de qualité, tout ça m'a fait oublier en un instant le côté fleur bleue du film qui aurait pu être écrasant de niaiserie.
Il était dans ma pile de dvd prêté depuis des mois, mais la jaquette (qui n'es pas celle que j'ai mise ici) était tellement affreuse et rose vif que ça me décourageais à chaque fois.
Le film est très agréable, et avec Emma Thomson, Alan Rickman et Kate Winslet en personnages principaux, les dialogues et les échanges sont un pur délice.
(On me souffle dans l'oreillette qu'il y avait aussi Hugh Grant dans le film, ha bon?)



Coup de foudre à Notting Hill (1998)

♦ Vu le même jour que Bridget Jones, je l'ai préféré: les personnages sont plus attachants et complètement farfelus, il y a des scènes hilarantes qui me font sourire rien qu'en y repensant et je me suis même laissée émouvoir par la romance principale (mais je ne résiste jamais au sourire ni aux larmes de la belle Julia Roberts...).
Même Hugh Grant m'était moins agaçant que d'habitude, un exploit vu que je ne le supporte pas.



Arietty (2011)

♦ Je n'aurais jamais pensé mettre un film de Hayao Miyazaki dans cette catégorie un jour mais je n'ai pas eu de coup de coeur pour celui-ci.
Je ne suis pas ennuyée bien sur, et je l'ai trouvé très beau mais il manquait ce je ne sais quoi qui fait rêver et qui émerveille, si propre à ce réalisateur.
Peut-être devrais-je le revoir, mais j'ai l'impression que quand il ne s'agit pas de ses propres créations, il manque quelque chose.



The Mist (2007)

♦ Choix cornélien que de mettre ce film dans cette catégorie.
C'est l'adaptation d'une nouvelle de Stephen King que j'aime beaucoup mais ce n'est pas un bon film.
Je l'ai regardé avec Mabo et ce fut de l'ennui tout le long du film: des perso stéréotypés, des situations clichés, un suspense mal maîtrisé, des acteurs médiocres, rien de neuf et une réalisation pas exceptionnelle.
Puis arrive la fin, les 10 dernières minutes du film et on atteint une perfection, là comme ça, sans prévenir: une ambiance surréaliste, des effets visuels magnifiques, un dénouement différent de la nouvelle originale, la voix de Lisa Gerrard plane sur tout ça, et on reste bouché bée, sans respirer, pendant tout le temps.
Rien que pour cette fin, il faut voir le film.
Même Monsieur King lui-même a trouvé que la fin de l'histoire était meilleure que celle qu'il avait écrite.



Iron Man (2008)

♦ On continue avec les Avengers pendant le repas...sauf que celui-ci il 'y a pas eu moyen de le couper, il est nettement au dessus des autres en qualité.
Les effets spéciaux sont évidemment bien classes, mais le film vaut surtout pour la prestation impeccable de Robert Downey Jr qui semble s'amuser comme un petit fou et nous régale de répliques mordantes et ironiques.
Un bon divertissement sympathique.



Black Swan (2011)

♦ Chaque nouveau film de Darren Aronovsky est un évènement, tant sa maîtrise visuelle est impressionnante.
Black Swan s'annonçait magnifique, surprenant et même si je n'aime pas Nathalie Portman en tant qu'actrice, la bande annonce m'avait intriguée.
C'est un film oppressant, avec des personnages déséquilibrés psychologiquement, sur un univers qui ne m'intéresse pas du tout, mais je suis restée captivée tout le film, et le final, que l'on sent monter crescendo, a bien fait son effet qui laisse en apnée.
Visuellement c'est très beau, Nathalie Portman est impressionnante et pour la première fois depuis Léon elle m'a interpellée. Vincent Cassel est odieusement fascinant, je ne me lasserai décidément jamais du talent de cet acteur.
Par contre pour moi c'est le genre de film à ne voir qu'une fois, car éprouvant et perdant de son intérêt quand on l'a vu en entier.



Monsters (2010)

♦ Celui-ci on l'a regardé pour Halloween, exactement le genre de sujet pour la fan de Cloverfield et District 9 que je suis, j'étais assez impatiente de le voir.
Le montage et la façon de filmer sont biens, au début j'avais peur que ce soit cliché mais les acteurs sont convaincants, et le réalisme de certaines scènes me fait encore froid dans le dos.
Le scénario est intéressant, un peu surprenant même, et la scène de fin est captivante visuellement, mais je ne veux rien dévoiler.
Ce n'est pas le film de l'année et il a des faiblesses, mais il s'agit d'un premier film de ce réalisateur, et avec cette qualité c'est prometteur pour la suite.



Michael Jackson's This is it (2009)

♦ Celui-ci aussi il m'aura fallu du temps pour arriver à le regarder et pourtant il était là à m'attendre, mais ce n'était pas l'envie qui manquait, juste le courage.
Je n'ai rien à dire sur le film lui-même car ce n'en est pas vraiment un, je dirais juste merci à l'existence de ces images, sans elles il serait parti comme ça d'un coup sans rien nous laisser de récent, et ainsi le monde entier a pu voir une facette de lui au naturel dans tout ce qui faisait de lui cet être unique.



Fright Night (2011)

♦J'ai failli le mettre dans la catégorie des bons films à cause de la performance délirante et ultime de David Tennant, mais je me suis ravisée en mettant mon côté fangirl de côté ;)
Il s'agit d'un film très sympa mais pas du film de l'année non plus.
Le film original est assez culte pour les fans de films fantastiques des années '80 et même si il a très mal vieilli, je l'adorais quand j'étais plus jeune.
Ce remake est très bien fait, la modernisation du personnage de Peter Vincent est parfaitement réussie et David Tennant s'éclate comme un fou dans ce rôle très différent de tout ce qu'il a fait jusqu'à maintenant, du pur délire!
L'histoire reste la même mais avec un rythme et un montage bien fichus, et tous les acteurs semblent avoir bien trippé sur leurs rôles, ça se ressent et c'est agréable.
A voir au moins une fois car il y a des scènes qui valent le détour.

♦ ♦ ♦

Les bons films


J'irais dormir à Hollywood (2008)

♦ J'ai beaucoup apprécié ce premier long-métrage des tribulations d'Antoine de Maximy.
J'avais aimé ses voyages un peu partout et je me demandais bien ce qu'il pouvait y avoir de défi ou d'intérêt à aller dormir chez des Américains bien nourris dans leurs grandes villes, et je me trompais lourdement.
L’Amérique qu'il montre c'est l'autre, celle des rednecks, celle de la Nouvelle-Orléans dévastée, le côté Hollywood est purement anecdotique.
J'ai aimé les risques qu'il prend, ce côté tête brûlée, j'ai aimé sa voiture et j'ai aimé son humilité tout autant que sa naïveté un peu maladroite parfois.



We want sex equality (2011)

♦ Il s'agit d'un tout petit film qui paye pas de mine mais que j'ai beaucoup apprécié.
L'Angleterre des années 60, des femmes qui en ont marre de se laisser marcher sur les pieds, du féminisme dans le noble sens du terme, des actrices pétillantes et des personnages attachants, une recette efficace pour un film très agréable.



Les clefs de bagnole (2003)

♦ Comment être convaincante pour parler de ce film alors qu'il a eu si mauvaise presse, que tout le monde l'a boudé et qu'avec sa communication il s'est lui-même rendu détestable?
Bin tout simplement: si on aime le cinéma, si on aime savoir comment c'est fait, le cinéma, et si on a un minimum d'humour, alors il faut voir ce film!
Je n'ai jamais été une fan de Laurent Baffie, il sait être aussi acide et piquant que juste grossier, mais le principe même de ce film ne pouvait que m'interpeller et je ne regrette pas de l'avoir regardé.
C'est culotté, original, une vraie mise en abîme, un scénario pas aussi inexistant qu'il n'y parait et finalement c'est d'une efficacité redoutable, un exercice de style réussi.
Je compte même le revoir.



La Route (2009)

♦ J'ai un faible pour les films traitant de période post-apocalyptique, et celui-ci est plutôt réussi dans le genre.
Intéressant visuellement, une ambiance angoissante, un jeu d'acteur convaincant, une teinte grise désaturée qui rajoute à l'ambiance de désolation, une histoire plutôt pas mal.
J'ai juste eu du mal avec la fin et certains passages trop dans le pathos mais cela ne gâche pas le film.



Looking for Eric (2009)

♦ Le scénario improbable qui fait que ce film m'avait attirée dès sa sortie, mais que je n'avais pas encore eu l'occasion de le découvrir avant.
J'apprécie généralement les films de Ken Loach, sa connaissance des milieux sociaux qu'il décrit, le réalisme des personnages, ce côté si naturel dans le jeu des acteurs, toujours un petit grain de folie et de surréalisme, et ce film-ci ne fait pas exception.
Le rôle d'Eric Cantona n'est pas si anecdotique que ça, son personnage est la pierre d'équilibre du film, et si au début on rit de son accent et de son apparition incongrue, on est très vite concerné par la détresse du perso principal, par son incapacité à trouver sa place dans sa propre vie et on se laisse embarquer dans son histoire.
Un film à voir, avec un final aussi grotesque que réjouissant.



Frost/Nixon (2009)

♦ Ha, un biopic politique comme je les aime, un petit bijou de perfection.
Les images d'archives intégrées au film, le réalisme de la reconstitution de l'ambiance de l'époque plus le travail de l'image font qu'on oublie très rapidement être devant un film et non un documentaire, c'est impressionnant.
Le casting est à un haut niveau de qualité, j'avais déjà une forte inclinaison pour le talent (et le charme) de Michael Sheen, il me donne encore plus raison ici, et son adversaire est un Nixon plus vrai que nature, tellement bien que je ne savais plus distinguer le vrai de l'acteur à la fin.
Le montage est intense, on ne décroche pas une seule seconde de l'histoire et pour moi qui n'avait jamais bien saisi les détails de cet épisode historique, c'était clair et extrêmement bien documenté, aussi passionnant qu'instructif.



Les chemins de la liberté (2011)

♦ La bande-annonce m'avait inspirée, le cast et l'aspect histoire vraie aussi et je suis heureuse de l'avoir vu au ciné, sinon j'aurais raté la beauté des paysages et son importance dans l'histoire.
Ce film est est beau, très éprouvant, et le jeu de qualité des acteurs nous fait trembler pour les personnages jusqu'à la dernière minute, emmenés dans cette preuve de la capacité à survivre de l'homme.
Peter Weir (Le cercle des poètes disparus, Mosquito Coast) est un réalisateur de qualité et il le confirme une fois encore, quand à Ed Harris, que je n'avais pas vu depuis longtemps, j'ai retrouvé ce regard fascinant et si plein d'émotions qui m'avait conquise dans Abyss.
Et la bande son accompagne parfaitement le film aussi, tout en nuance et jamais intrusive ou trop lourde.
Un très beau film, à voir sur grand écran si possible.



X-Men: Le Commencement (2011)

♦Je ne suis pas une accro des films de super héros et je n'avais aimé que le premier film de la trilogie des X-Men, mais celui-ci est très réussi et je me suis régalée.
L'action située dans les années '70 permet une esthétique colorée et des fringues atypiques, le scénario est plutôt sympa même si il est classique, mais le rythme est intense, on ne s'ennuie pas une seconde et le double intérêt réside surtout dans le casting et les effets visuels.
Au programme, James Mc Avoy, Kevin Bacon (l'homme qui ne vieillit pas O_o) et surtout Michael Fassbender que j'ai découvert pour la première fois et qui en plus d'être beau avec un charisme impressionnant, est un acteur convaincant.
Bien sur j'ai bien craqué sur le ptit roux à la folle chevelure et je me suis bidonnée comme une débile devant LE cameo que tout le monde attendait ;)



Super 8 (2011)

♦ Voilà un film que j'ai guetté impatiemment pendant des mois, JJ Abrams c'est comme Edgar Wright et un peu comme Joss Whedon, je guette chacune de leur création.
Le film n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais (pas dans la même ambiance que Cloverfield), mais il m'a conquise pour d'autres raisons, rien que de voir Spielberg à la production m'a mis la puce à l'oreille ;)
Je ne dirais rien du contenu du film mais il est excellent, j'ai eu l'impression de me retrouver devant un film des années '80 comme je les adorait, de ces films d'aventures avec des gamins qui ont bercé mon enfance, et il s'agit plus que d'une impression, c'est un hommage délibéré.
Les gamins justement sont géniaux, le décor tellement '80 est un bonheur et il y a des scènes tout simplement bluffantes au niveau effets visuels.
Ce n'est pas un film qui révolutionne le cinéma ni qui apporte de la nouveauté, mais pour les trentenaires et plus, c'est un film rempli de nostalgie, de rêves d'aventure et je me suis sentie comme dans un cocon familier pendant tout le long.



Erin Brockovich (2000)

♦ Enfin j'ai réussi à voir ce film, et il valait l'attente, j'ai beaucoup apprécié.
J'aime les histoires vraies et les combats de petites gens contre les grosses entités déshumanisées, et j'adore Julia Roberts, ce film est donc un combo parfait et Julia y est plus épatante que jamais.
Même si son personnage est très exubérant et porte des tenues qui piquent les yeux, elle est néanmoins pleine de douceur, d'humanité et de fragilité qui la rendent ultra attachante.
Le film n'est jamais caricatural, même dans le pathos, et les personnages sont très réalistes, pas vraiment de gros méchants, plus des gens ignorants et indifférents, et une entreprise dématérialisée dont l'ombre plane tout au long du film mais dont on ne voit jamais la tête.
Un beau film.



Le royaume de Ga'Hoole (2010)

♦ Un film d'animation avec des chouettes et hiboux guerriers..DES CHOUETTES ET DES HIBOUX!
Ahem pardon.
Quand j'ai vu la BA de ce film je suis restée bouche bée et je l'ai attendu avec impatience, moi qui voue une adoration à ces rapaces, j'étais complètement ébahie qu'un film entier leur soit consacré alors qu'on en voit si peu au cinéma.
Mais il n'est passé au ciné que pendant 1 semaine à Montpellier et je n'ai pas pu aller le voir, désespoir!
J'ai enfin pu me rattraper et je n'ai qu'un reproche à faire à ce film: celui de ne pas l'avoir vu sur grand écran tellement c'est beau visuellement.
L'histoire est classique mais intéressante, on ne s'ennuie pas et il y a des scènes d'action épiques mais aussi des moments drôles et touchants, un très bon équilibre parfait dans un film pour les enfants (enfin, pas trop pour les petits car il y a des scènes effrayantes).
Mais l'intérêt est surtout visuel, les textures, les couleurs, l'animation, les effets de lumière, tout est magnifique, je comte bien le revoir en qualité HD sur une super tv.

♦ ♦ ♦

Les très bons films, qui rappellent pourquoi on aime le cinéma

Play Time (1967)


♦ J'avais étudié de nombreuses scènes de ce film en cours de cinéma comique mais encore jamais vu en entier. Grâce à une projection organisée par les étudiants en ciné de ma fac, j'ai enfin pu combler cette lacune et voir sur grand écran le dernier film de Jacques Tati.
J'aime le côté absurde des villes modernes décrits par Tati, Mr Hulot est toujours aussi attachant avec son air perdu et maladroit, et visuellement c'est impressionnant, surtout quand on connait en détail l'histoire du tournage de ce film.
La montée en crescendo vers le chaos et la vie qui reprends ses droits sur le tout uniformisé est extraordinaire, et je dois dire que les scènes dans le restaurant m'ont beaucoup rappelé le non moins excellent The Party de Blake Edwards.



A bout de course (1988)

♦ J'ai eu la chance de trouver ce film en dvd pour un prix minime, et ça m'a rappelé qu'il me reste encore quelques films à découvrir de feu River Phoenix, acteur que j'aime tant.
Du coup ça sera un des challenges de cette année.
A bout de Course est un excellent film, et il s'agit encore ici de Sidney Lumet à la réalisation, ce qui explique la qualité du film et son propos social et humaniste.
L'histoire est aussi passionnante que tragique, les personnages sont tous réalistes, pas de grandes déclarations ni de dialogues pompeux, ici c'est du naturel qui rend les situations encore plus crédibles.
Les acteurs sont impeccables mais évidemment le plus marquant est River, il joue à la perfection, comme à chaque fois, et m'a émue aux larmes avec ce personnage déchiré entre sa famille et sa propre vie à mener.
Plus que tout, j'ai aimé le propos de fond: quelles que soient les idées et les convictions que l'on peut avoir, qu'elles soient bonnes, nobles ou justes, il est égoïste de les imposer à ses enfants et de les emmener sur un chemin de vie qu'ils n'ont pas choisi.



The Queen (2006)


♦ Ha, encore un film parfait comme savent si bien le faire les britanniques.
Outre le fait qu'Helen Mirren est une reine Elisabeth II tellement ressemblante que l'on en oublie que ce n'est pas elle, le film est passionnant, ne sombre jamais dans la caricature et n'a pour propos que de nous montrer l'autre facette d'une tragédie qui a bouleversé l'Angleterre, sans forcément juger ni compter les points.
Un excellent film.



Scott Pilgrim (2010)

♦ Ce fut le premier film vu en 2011...et Toon l'a tellement aimé qu'il l'a montré à tout le monde, du coup je l'ai vu 3 fois en 1 semaine.
C'est du film 100% pour passionnés de jeux vidéos, comics, et autres geekeries, donc forcément on a adoré, c'est déjanté, drôle, visuellement génial, avec une bande son ultime et des personnages franchement atteints, du bonheur!



Le discours d'un roi (2010)

♦ Entre une histoire peu connue mais passionnante et un casting de très haut niveau, ce film était plus que prometteur et il a tenu haut la main la distance par rapport aux attentes.
Ce n'est pas la peine de dire encore que Colin Firth est un des acteurs les plus attachants qui soit avec beaucoup de charisme , que l'on soit homme ou femme, il dégage une aura particulière, mais je vais le dire quand même.
Et puis il restera à vie Mr Darcy et ça c'est imbattable en points de charisme.
J'avais peur en voyant Helena Bonham Carter au générique car je trouve qu'elle surjoue tout le temps mais là son rôle est tout en nuance, elle s'est bien intégré à l'ambiance du film, c'est appréciable.
Geoffrey Rush, mon Capitaine Barbossa préféré, est délicieusement drôle, son personnage est génial, tout simplement.
Les dialogues sont de vrais bijoux, travaillés, ciselés, parfois de vraies joutes verbales, à savourer.
A la manière de The Queen, cette vue des "coulisses" de la royauté anglaise est fascinante, un film à voir.



Harry Potter et les reliques de la mort, partie 2 (2011)

♦ Je suis consciente que ce film n'a peut-être pas sa place dans cette catégorie en toute objectivité.
Mais il s'agit du dernier de la saga, vu à Londres le jour de sa sortie dans une salle remplie de fans britanniques, moment d'émotion inoubliable, et j'ai adoré le film.
Je suis allée le revoir dès mon retour en France, et j'y ai pris autant de plaisir, certaines scènes sont épiques à souhait, d'autres très émouvantes, et cela représente l'achèvement de toutes ces années à suivre leurs aventures, un grand moment.



The Artist (2011)

♦ Je ne suis pas la première à le dire mais je trouve ça assez incroyable que l'un des meilleurs films que j'ai vu en 2011 soit un film muet en noir et blanc.
A une époque d'effets spéciaux toujours plus exubérants et d'explosions dans tous les coins, cela relève de la gageure de faire un film comme celui-ci. Mais le succès qu'il a rencontré, sans cesse grandissant au vu des gens qui continuent à le découvrir, fait plaisir.
Visuellement c'est très beau, c'est doux, le grain de l'image, les contrastes, les éclairages, tout est maîtrisé et fait pour nous plonger dans les années 30.
Le montage est impeccable et le scénario, même s'il est classique (ce qui est logique vu qu'il s'agit d'un hommage) est très bien fait.
Mais le film doit en grande partie sont intérêt à la prestation de Jean Dujardin, qui après les fabuleux épisodes d'OSS 117 dont je suis une grande fan, nous prouve une fois de plus qu'il est fait pour jouer des personnages d'époque, il les incarne à la perfection.
La première partie du film est très drôle, on voit l'hommage, on est détaché, Jean Dujardin est hilarant et on se moque de lui...puis insidieusement on s'attache à son personnage, il nous émeut, nous bouleverse et on en oublie complètement que le film est muet , on rentre dedans entièrement.
Et là, une fois qu'on est captivé, que l'on croit avoir eu tout ce que l'on attendait, le réalisateur nous offre un final merveilleux, magique et qui donne une envie de sourire jusqu'aux oreilles et je n'ai pas honte de le dire, qui donne des larmes aux yeux de joie.
Je m'emporte un peu car ce final surement ne parlera pas à tout le monde (et je ne dévoilerais rien de son contenu) et il faut être amateur d'un certain type de film et de l'âge d'or du cinéma américain pour apprécier, mais pour moi, ce fut comme un cadeau inespéré, un trésor offert à mes yeux.
Mais de toute façon, un gars qui a réalisé l'un de mes films cultes absolus qu'est La Classe Américaine, ne pouvait pas me décevoir ;)



Un monstre à Paris (2011)

♦ Après The Artist, voilà le 2ème film français qui m'a surprise et enchantée cette année, un bijou de poésie, d'humour et d'aventure!
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais la bande annonce m'avait plu et je ne résiste jamais à la voix de Vanessa Paradis, que ce soit en actrice ou en interview (oui parce que musicalement je m'en fiche complètement), elle me fait fondre à chaque fois.
Du coup le combo film d'animation/voix de Vanessa/film de Monstre/voix de M ne pouvait que me séduire et j'ai adoré ce film.
L'histoire est toute jolie, les personnages sont attachants, farfelus ou méchants à souhait pour certains, l'animation et le design sont magnifiques, les musiques toutes douces, vraiment, un enchantement.



The Troll Hunter (2010)

♦ Celui-ci fait partie des très bonnes surprise de l'année et il s'en est fallu de peu que je ne le mette dans la catégorie des supers bons films.
Rien que le sujet et le parti-pris aperçus dans la bande annonce m'avaient conquise direct, mais il n'est pas sorti au ciné chez nous, évidemment.
J'ai pu avoir la chance de le voir d'excellente qualité sur la TV HD d'un pote et waow, ce film est excellent, encore mieux que ce à quoi je pouvais m'attendre.
Je ne sais pas comment a fait le réalisateur pour combiner de façon aussi équilibrée et unique tous les éléments contenus dans le film.
(Attention la phrase qui suit est très longue)
Les paysages magnifiques de la Finlande, un montage bien cut et un film en caméra à l'épaule qui ne donne pas la nausée, des légendes urbaines mixées avec des légendes folkloriques, la traditionnelle bande de jeunes qui évite tous les clichés vu qu'on ne sait rien d'eux et qu'on ne nous saoule pas avec des histoires de coeur à la noix, un chasseur solitaire qui détourne tous les clichés de ce type de personnage, des effets spéciaux surprenants, un message de fond social et respectueux de l'environnement et de toutes les formes de vie absolument parfait et surtout, un final complètement surréaliste, inattendu et visuellement fascinant.
Pour un ptit film qui paye pas de mine, qui a un titre pourri et qui n'a pas du coûter cher, je dis bravo!

♦ ♦ ♦

Les claques dans la figure et les chefs d’œuvres.
Ces films dont on discute longtemps et qui marquent.



La Planète des Singes (2011)

♦ Avant de parler du film, je me dois de rappeler que je suis une très grande fan de La Planète des Singes, et par là je parle des 5 films qui ont été réalisées dans les années '70.
Pour moi la version de Burton de 2001 est inexistante tant elle est mauvaise et c'est avec anxiété que j'attendais cette nouvelle adaptation.
La bande-annonce m'avait un peu mise en confiance par l'actualisation de son propos et par la qualité des effets spéciaux pour les singes, mais je restais sur mes gardes.
J'ai abandonné toute réserve dès les premières minutes du film, j'ai compris de suite que cette adaptation allait être respectueuse et elle est même allée au delà de mes espérances.
Le scénario a été entièrement réactualisé en fonction des problématiques de notre époque, et la recherche médicale a remplacé le fond de révolte sociale, mais le propos sur le respect de la vie animale est bien présent, et le sujet des expérimentations animales est abordé de façon raisonnée, argumentée et pas juste dénonciatrice, ce qui aurait pu rebuter ceux qui pensent perpétuellement que les défenseurs des animaux sont des imbéciles atteints de sensiblerie pleurnicharde.
La réalisation est impeccable, le déroulement du film aussi, les personnages ne sont pas caricaturaux, et même si on n'échappe pas à l'histoire d'amour inévitable, elle n'est pas mièvre et sert l'histoire.
Le rôle du père du personnage principal est très émouvant et réaliste pour les gens qui comme moi connaissent bien la maladie dont traite le film.
A noter la présence de Tom Felton, qui nous prouve qu'il sait jouer autre chose que Draco Malfoy de façon très convaincante.
Mais bien sur, le principal intérêt ce sont les singes, ils sont magnifiques, extrêmement réalistes et leur regard surtout les rend attachants et restitue leurs émotions..
Visuellement je suis restée bouche bée plus d'une fois et de nombreuses scènes m'ont émue, tant pour leur contenu que par ce qu'elles m'évoquaient de la pentalogie des films d'origine.
Les références à la saga originelles sont d'ailleurs très nombreuses et c'était un bonheur de les débusquer au fur et à mesure, et encore, je ne les ai pas toutes vues.
Toute la scène finale est une perfection, je crois que je n'ai pas respiré tout du long et j'ai arrêté d'essuyer mes larmes, ça ne servait à rien...
Je suis consciente que ma critique manque cruellement d'objectivité, donc peut-être que pour d'autres personnes ce sera juste un bon film, en tous cas moi je l'ai adoré.



Numéro 9 (2009)

♦ Autre très bonne surprise 2011!
La bande annonce m'avait laissée perplexe, n'ayant rien compris à l'histoire je ne l'avait pas noté dans les "à voir".
Puis j'en ai eu de bons échos alors je me suis dis qu'il fallait tenter...et maintenant je regrette beaucoup de ne pas l'avoir vu au cinéma tant c'est un vrai petit bijou.
L'histoire est belle, intéressante et captivante, les personnages sont ultra attachants et le final est magnifique.
Visuellement c'est une merveille, et pourtant je l'ai vu sur un tout petit écran, je pense qu'il sera en priorité dans les films à voir sur notre nouvelle télé, je suis sure que j'ai raté une foultitude de petits détails.
Ce qui est particulier c'est que le film est très court, certains aspects sont à peine abordés, et c'est comme si certains passages avaient été écourtés, alors qu'avec l'histoire et l'univers présentés, il y avait matière à faire un film plus long très riche et tout aussi passionnant, tant de questions restent en suspend.
Je le conseille vivement, c'est une merveille d'animation mais aussi de belles valeurs.



Drive (2011)

♦ Avec un titre pareil et un pitch aussi laconique, je ne serais jamais allée voir ce film si Mabo ne m'en avait pas parlé...et même, je pense que je serais passée à côté si elle ne m'avait pas offert la place lors d'un week-end à Toulouse.
Et je l'aurais amèrement regretté car ce film prend sa pleine mesure sur le grand écran.
Dans Drive, il n'y a pas d'effets spéciaux à couper le souffle, pas d'explosion d'hélicoptères, pas de joutes verbales ni de répliques hilarantes, pas de scènes d'amour torride, pas d'animaux mignons, non il n'y a rien de tout ça.
C'est un film d'ambiance, avec une atmosphère qui vous happe dès les premières minutes, un film qui ne va jamais où on l'attend, totalement imprévisible à chaque scène, avec des dialogues rares et minimalistes, des jeux de regards qui en disent plus long que bien des mots, des personnages prisonniers de leurs vies qui pourtant nous captivent.
C'est un film avec un montage et une façon de filmer ciselés comme un joyau, rien n'est laissé au hasard, chaque plan, chaque scène parfaitement millimétrée, avec un cadrage très précis, tout ceci donnant encore plus de poids à certaines scènes.
Et surtout, il y a Ryan Gosling, un acteur que je ne connaissais pas et qui ne m'avais même pas interpellée lors des quelques images que j'avais vu de lui, un acteur dont certains ont commencé à parler de façon plus qu'élogieuse ce qui m'a instinctivement mise sur la réserve.
Et il a suffit de la première scène pour que cette réserve s'évanouisse, je ne saurais expliquer pourquoi précisément mais cela fait des années que je n'avais pas vu un acteur avec un tel charisme, une telle présence, capable de faire passer autant d'émotions avec de simples regards ou même simplement avec ses mains.
Si tout cela ne suffisait pas, la bande son teintée '80 est parfaite, et je l'écoute en boucle depuis.
Mon degré de décrochage de la réalité est en général un bon indice pour savoir si j'ai apprécié un film, et pour celui-ci j'ai décroché complètement jusqu'à la fin du générique, mon cerveau complètement dans le film et totalement hermétique même aux bruits qu'il y avait apparemment dans la salle...ce qui ne m'était pas arrivé depuis très longtemps.



Son of Rambow (2007)

♦ Je commence à avoir épuisé mon quota de superlatifs avec les films précédents mais il m'en reste suffisamment pour parler de cette petite merveille qu'il faut voir, passer à côté serait tellement dommage!
J'avais entendu parler de ce film à sa sortie sur des sites anglophones et je l'ai guetté avec beaucoup d'impatience, mais il n'est pas sorti au cinéma en France...évidemment.
J'ai attendu des sous-titres français pour le voir mais n'en ai jamais trouvé, finalement j'ai craqué et je l'ai regardé en vo...et ce fut un ravissement complet, ce film est tellement plus que ne le laissait supposer la bande-annonce.
Le pitch de base en lui-même est bien fun, un ptit garçon élevé dans une famille façon secte religieuse ultra stricte et rétro, qui découvre pour la première fois le cinéma avec Rambo et devient sa version mini dans un film amateur tourné par un autre gamin.
Le film se déroule dans les années '80 dans une petite ville anglaise, et en même temps arrive dans l'école pour un échange scolaire, une classe de français.
C'est drôle, hilarant même, touchant, sérieux, triste, éprouvant, intense, tous les gamins qui jouent dans le films sont excellents, les 2 acteurs principaux sont fabuleux et tellement craquants, et l'ado frenchie tient pour beaucoup dans la partie fun du film, plein de nostalgie pour moi, époque oblige ;)
C'est le genre de film dont on se demande pourquoi personne ne l'a réalisé avant tant c'est génial, et à revoir sans hésitation.
Je viens de découvrir qu'il existe en dvd, tout ce temps je le cherchais avec le titre original alors qu'il est sorti tout bêtement sous le nom de "Le fils de Rambow", je vous conseille de vous précipiter dessus!

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VERDICT

Meilleur film 2011: Drive / Son of Rambow

Pire film 2011: Monnaie de Singe / Les feux de la nuit

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