...car oui, j'ai découvert récemment de nouvelles séries pas mal du tout, dont je n'ai pas eu le temps de parler ici, mais là ce soir je me pose et je vais vous parler de tout ça tranquillement.
♦ Il y a The Sarah Connor Chronicles, Dollhouse le dernier rejeton de Joss Whedon, Warehouse 13 découvert grâce à Nico et Life on mars grâce à Mabo et puis il y a...
♦ Les premiers épisodes des Sarah Connor Chronicles sont plutôt intéressants, je ne sais pas encore quel est le "point" de la série mais j'ai envie de le découvrir, les acteurs me plaisent, il y a une touche d'humour très légère, la qualité de réalisation est plutôt soignée, bref, j'ai hâte de reprendre mon visionnage, mais après...
♦ J'apprécie la légèreté, l'humour bon enfant, l'ambiance et les mystères de Warehouse 13. A chaque fois que l'on croit aller droit dans les clichés (les coéquipiers qui s'entendent pas ou la classique tension sexuelle entre eux...) nope, rien de tout ça, juste de la bonne humeur, des dialogues marrants et des personnages savoureux (Claudia <3) ou intriguants (Mme Frédéric...). Les scénarios ne sont pas révolutionnaires mais on se laisse prendre au jeu, et le contexte (des artefacts mystiques ET mythiques liés à l'histoire) est captivant, chaque artefact est un régal à découvrir. Il ne me reste que 2 épisodes à voir, et la saison 2 est confirmée, une série à suivre donc!
♦ J'ai eu très peur lors des premiers épisodes de Dollhouse car c'était cliché, mauvais et je ne voyais pas la direction dans laquelle il voulait aller...mais c'est Whedon, je ne pouvais faire autrement que de lui faire confiance alors j'ai persisté. Et j'ai bien fait, la série est dense, se dévoile petit à petit, les histoires deviennent captivantes, les personnages attachants (ha, Victor!) et le casting tiré du Whedonverse assorti de quelques guests qui le sont tout autant, ont fait que je ne pouvait que me laisser captiver.
J'ai commencé la saison 2 mais je n'en suis qu'au 1er épisode, je ne suis pas vraiment dedans en ce moment, mais je vais m'y remettre, après...
♦ J'ai adoré la perfection de Life on mars, son casting impeccable, son contexte social réaliste en toile de fond, la justesse du propos, j'ai découvert John Simm, un acteur qui a rejoint assez vite mon top 10 pour sa justesse, sa capacité à exprimer ses émotions et, soyons honnêtes, parce qu'il est très classe et so british. Et je me suis dit que cela faisait très longtemps que je n'avais pas autant appréciée une série, à en savourer chaque minute, écouter la bo en boucle, vouloir la revoir dès que je l'ai eu finie.
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♦ Mais après tout ça, pendant tout ça même, Mabo m'a fait découvrir une autre série, qui m'a fait relativiser toutes ces dernières appréciations.
Nouvelle série pour moi mais ancienne et cultissime pour les anglais.
En fait c'est LA série anglaise, la série la plus longue de l'histoire des séries, qui date de 1963 et qui a repris en 2005 et dont j'avais toujours ignoré l'existence.
Mais comment est-ce possible alors que désormais, avec le recul, chaque jour j'en découvre des références, partout, entre autres j'ai découvert que Peter Jackson est fan et qu'un des personnages de Bad Taste est habillé comme le 6ème Docteur.
♦ Cette série c'est Doctor Who et tout ce que vous voulez en savoir pour découvrir de quoi il s'agit vous le trouverez sur cette page wikipedia et ses homologues anglaises.
J'ai juste envie d'exprimer mon ressenti, pas de décrire la série.
En visionnant la première saison (disons la reprise de la série en 2005), j'ai découvert un univers inconnu et dense avec un côté série B avec effets spéciaux kitchs et décors en cartons pâte, le tout complètement assumé et gardant l'esprit et le côté rétro de la série originelle. Une série à destination d'un public familial, sans aucune vulgarité ni de sang, beaucoup d'humour mais aussi une psychologie des personnages plutôt poussée et un humanisme troublant.
♦J'ai été sous le choc en découvrant que l'acteur incarnant ce 9ème Docteur n'était autre que Christopher Eccleston, que j'avais découvertd'abord réservé puis psychopathe dans Petits Meurtres entre Amis, militaire sans pitié dans 28 jours plus tard, solitaire et sauvage dans Heroes et que je retrouvais ici farfelu, naïf, généreux et imprévisible, avec pourtant de la tristesse en lui.
Mon coeur, dès le premier épisode, s'est empli d'affection pour Rose, la nouvelle compagne du Docteur (interprétée par Billie Piper) et cette affection n'a fait que s'amplifier d'épisode en épisode.
Puis, régénération du Docteur oblige, Eccleston à laissé la place au 10ème Docteur, et j'ai découvert un acteur totalement inconnu de moi et, comment dire ça sans avoir l'air d'une fangirl (même si je le suis et je l'assume), j'ai eu le coup de foudre instantanément.
Déjà, les premières photos que j'avais vu de lui, j'avais craqué sur sa bouille typiquement british, mais en une seule minute d'apparition j'ai été conquise. Et Toon aussi.
Cet acteur c'est David Tennant, il est écossais et a un charme fou, une classe infinie et des talents d'acteur de grande qualité.
J'étais sous le charme de cette série, j'avais regardé la saison 1 avec enthousiasme mais soudain, ça a pris une autre dimension et j'ai dévoré les saisons suivantes.
J'ai pleuré, ri au éclats, tremblé, ouverts de grand yeux écarquillés et suis retombée en enfance, encore, avec délice.
David Tennant a incarné le Docteur avec une passion, une énergie et tant d'émotions que même pour moi qui n'ai jamais vu l'ancienne série (enfin, c'est relatif, maintenant j'écluse le net à la recherche de morceaux d'épisodes et je découvre peu à peu chaque Docteur), il est devenu évident qu'il transcendait le personnage du Docteur, lui donnant une autre dimension.
Et je ne suis pas la seule à penser cela, il vient d'être décreté Docteur préféré de toute l'histoire de la série et ce par les anglais, et ce n'est pas rien au vu du caractère sacro-saint de cette série en Grande-Bretagne.
♦ Je n'ai pas ressenti un tel engouement pour une série depuis Buffy, je découvre un nouvel univers très dense, je me documente à fond sur les anciennes saisons, je me plonge dans ce monument de l'histoire télévisuelle anglaise avec frissons et paillettes dans les yeux, c'est comme si tout un pan de culture évidente pour les anglais me sautait soudain au visage, tellement énorme que je ne comprends toujours pas comment j'ai pu passer à côté toutes ces années, tant cette série condense de thèmes qui me sont chers.
Un épisode on est à Londres de nos jours avec une invasion extraterrestre, l'épisode suivant on se retrouve à rencontrer Charles Dickens un soir de noël, ensuite on se retrouve en l'an 42000 dans l'espace et l'épisode suivant on converse avec Shakespeare ou la Reine Victoria, et parfois même on se ballade dans des réalités parallèles.
Comment pourrais-je résister à ce genre d'univers, ces discussions sur les paradoxes temporels et l'implication de chacun de nos actes et leurs répercutions dans l'histoire, cette volonté farouche de sauver ce qui doit être sauver sans y laisser son humanité, même si le Docteur n'est justement pas humain?
♦ Concernant les compagnes, je n'ai pas eu d'affection particulière pour Martha Jones, la compagne qui a succédée à Rose, elle était trop cérébrale et pas assez sensible, pas assez rigolote et trop "entichée" du Docteur.
J'ai eu le coup de coeur pour Donna Noble dès sa première apparition dans l'épisode spécial de Noël et je me suis tellement retrouvée dans son caractère emporté que je n'attendais qu'une chose: c'était de la revoir. Et je n'ai pas été déçue, elle est une compagne pleine d'énergie, entière, enflammée, qui démarre au quart de tour et n'a peur de personne, surtout pas si il y a une cause à défendre, son humanité n'a d'égale que celle du Docteur et surtout, elle râle et gueule comme une poissonnière (je pense que vous saisissez quelles parties du caractère me ressemblent :p), bref, elle est nature et sincère avec un coeur d'une grande générosité caché derrière une grande gueule.
Mais malgré cela, rien n'égale Rose dans mon cœur.
La relation entre Rose et le Docteur est une des plus belles histoires d'amour au sens noble et beau du terme qu'il m'ait été donné de voir depuis des années, et leur séparation fut pour moi une déchirure.
J'ai beau écouter la BO en boucle depuis des semaines, la musique qui correspond à cet épisode me donne des frissons et une larme ou deux à chaque fois, mon coeur se serre, et je n'avais pas ressenti ça depuis tellement longtemps...
♦ Il me reste 1 saison et quelques épisodes spéciaux à découvrir, ensuite la prochaine régénération fera place au 11ème Docteur, interprété par un acteur que je ne connais pas, Matt Smith et il me faudra faire mes adieux au 10ème Docteur, ce que l'Angleterre a fait il y a tout juste 1 semaine de ça et l'émotion était semble-t-il largement au rendez-vous.
Rendez-vous que je suis frustrée d'avoir manquée puisque je n'en était encore qu'à la fin de la saison 3, quoi de plus frustrant que de découvrir une nouvelle passion au moment ou son existence prend fin dans la réalité, c'est un manque de timing tellement bête que je m'en mord les doigts avec force.
♦ Et moi qui n'achète quasiment jamais de dvd de série télé et encore moins neufs, moi qui n'ai succombé que pour l'intégrale de Buffy (les autres séries que je possède je les ai acheté d'occasion au fil du temps), quand j'ai vu les soldes sur les coffrets de Doctor Who, je n'ai pas hésité une seconde, j'ai commandé l'intégrale des 4 saisons récentes, en édition anglaise.
Et oui, anglaise car la série n'est pas populaire en France et du coup les éditions dvd françaises ne comportent ni les épisodes spéciaux, ni les multiples bonus passionnants que l'on trouve sur les éditions UK, mais surtout, il n'y a même pas de version originale sous-titrée en français! Il y a seulement une piste en version française de qualité médiocre, c'est une honte de ne pas respecter à ce point une série.
♦ Pour finir, je dirais juste que je suis heureuse que l'on m'ait fait découvrir récemment un nouveau pan de culture anglaise qui m'était inconnue, en ce moment je baigne dedans, j'écoute la BO de Doctor Who dans le bus en lisant Orgueil et Préjugés de Jane Austen, j'écoute Muse en faisant mes recherches sur le background de Doctor Who, je ne me lasse pas de Shaun of the Dead et de Hot Fuzz, et mes acteurs favoris qui ont intégrés le top 10 (encore lui) sans aucune difficulté sont David Tennant, John Simm et Simon Pegg, sachant que les deux derniers sont en guest dans Doctor Who, évidemment...
Voilà, j'avais besoin d'exprimer ces sentiments, même si ça parait dérisoire.
Planet Earth.
This is where I was born and this is where I died.
The first nineteen years of my life, nothing happened.
Nothing at all, not ever.
And then I met a man called the Doctor.
A man who could change his face.
And he took me away from home in his magical machine.
He showed me the whole of time and space.
I thought it would never end.
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