lundi 20 avril 2009

Cinéma 2009 - Chapitre 6

Une sélection assez hétéroclite: un classique de SF, du film politique, de l'horreur et du bizarre japonais, c'est parti pour les dernières critiques.

n° 26 - 'Blade Runner' de Ridley Scott
n° 27 - 'Harvey Milk' de Gus Van Sant
n° 28 - '28 semaines plus tard' de Juan Carlos Fresnadillo
n° 29 - 'Persepolis' de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
n° 30 - 'Kairo' de Kiyoshi Kurosawa


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 n° 26


Blade Runner - 1982

Avis: Je connaissais déjà le film mais par morceaux vu que je l'ai longuement étudié à la fac, mais je n'avais jamais eu l'occasion de me poser devant du début à la fin. Un ami nous ayant prêté l'édition remastérisée, j'ai pu le découvrir dans son entier avec une très belle qualité d'image,un plus pour ce film qui se passe quasi totalement la nuit.
Le scénario est intéressant et le sujet traité - et la façon de le traiter - sont quand même assez étonnants pour l'époque et je crois que c'est ça qui m'a plus plu.
Psychologiquement il est dur, son final n'est pas optimiste, et le rôle très sombre de Harrison Ford est intéressant quand on pense qu'à la même période il venait de faire Indy et allait faire Star Wars VI.
Il y a quand même un côté début des années '80 très marqué dans les costumes (vive les épaulettes x__x) et je supporte toujours aussi peu Sean Young, du coup je n'ai pas réussi à ressentir la moindre empathie pour ce personnage (ce qui finalement lui ressemble).
Mais comme j'apprécie Rutger Hauer toute mon empathie va pour lui et j'ai eu beaucoup de mal avec la scène finale sur le toit, c'est très très noir. La fin de la demoiselle aux yeux maquillés de noir est tout aussi rude, et finalement le film, aussi beau soit-il, m'a laissé une impression amère.
Je ne pense pas que j'aurais envie de le revoir mais je suis très curieuse de lire le livre de Philip K Dick dont il est inspiré.
Note:**/****

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n°27

Harvey Milk - 2009

Avis: Ça fait un moment que j'avais arrêté de suivre Gus Van Sant à cause du côté trop hermétique de ses films. Idem pour Sean Penn que j'apprécie énormément en tant qu'homme pour son engagement et aussi pour son talent d'acteur mais qui ces dernières années ne réalisait/jouait que des films plutôt sombres ou rudes qui ne me motivaient pas trop.
Mais avec Harvey Milk, j'ai vu un film magnifique, accessible à tous, porté par des acteurs d'une justesse impressionnante et avec un message de tolérance dont on a bien besoin ces temps-ci.
J'ai été émue du début à la fin, le paroxisme étant le générique de fin où l'on voit des photos des personnes dont la vie est retracée dans lee film. Le mimétisme des acteurs qui leur ressemblent tant n'en est que plus émouvant.
Depuis je suis allée me renseigner plus en détail sur Harvey Milk et ses potes, le pourquoi du comment de ce qui s'est réellement passé, j'ai vu des photos, lu des comptes-rendus. Et  tout ce qui est dans le film est 100% la réalité, à quelques détails insignifiants près, c'est impressionnant à quel point on ne voit pas Sean Penn dans ce film mais plutôt une incarnation de Harvey Milk, jusque dans l'aura qu'il dégage, j'en suis encore remuée en y repensant.
J'ai prévu de regarder également le documentaire qui à été fait en 1984, The times of Harvey Milk, dès que j'aurais mis la main dessus.
Note:***/****

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n°28

28 semaines plus tard - 2007

Avis:Il est rare qu'une suite soit à la hauteur de son prédécesseur, surtout quand le réalisateur d'origine n'est pas aux commandes. Vu à quel point j'ai aimé 28 jours plus tard, je n'attendais pas grand chose de sa suite, si ce n'est de voir une nouvelle performance de Robert Carlyle dans un film d'horreur (genre qu'il avait déjà testé avec brio dans le très spécial Vorace), et de voir quel scénario intéressant pourrait enchaîner après les évènements du premier.
J'en suis encore bluffée, non seulement il est aussi bon que le 1er mais le scénario est prenant, déroutant et s'amuse à nous surprendre là où on pensait tout couru d'avance.
Il faut savoir que si Danny Boyle n'a pas réalisé pas cette suite, il en est néanmoins le producteur exécutif, a supervisé une équipe de tournage et a même tourné lui-même certaines scènes d'ouverture. Il est donc partie prenante de cette suite et ça se ressent.
La séquence d'ouverture justement est captivante et maîtrisée avec brio, tout le film s'enchaîne sans un moment de trop, jusqu'au final qui fait froid dans le dos (et qui annonce le 3? ou bien ce sera une préquelle? on sait pas encore).
Marrant mais je flippais moins quand ça se passait de l'autre côté de l'océan chez Mr Romero.
Robert Carlyle est parfait comme toujours (punaise que j'aime cet acteur) et les 2 enfants s'en sortent plutôt pas mal, le gamin avec sa gueule d'ange nous prend aux tripes et même l'adolescente dont on a peur dès les premières minutes qu'elle soit insipide et insupportable, se révèle au contraire forte et déterminée (et a des yeux  magnifiques qui donnent de l'intensité à son regard).
Cerise sur le gâteau, c'est ici le même compositeur à la bande son, avec les mêmes thèmes -réadaptés- qui m'avaient transportée dans le 1er.
Note:***/****

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n°29

Persepolis -
2007

Avis:
Encore un de ces films dont j'ai tellement entendu parler en bien que je me suis enfin décidée à le regarder, et j'ai bien aimé.
Oui, juste bien aimé...le propos est intéressant (et instructif surtout pour moi qui suis nulle en histoire), traiter un sujet aussi lourd avec autant de naturel est plutôt original et percutant, mais j'ai eu du mal avec l'animation et l'esthétique de ce film, visuellement ça ne m'a pas plu.
Mais j'avoue avoir particulièrement craqué pour la grand-mère.
Note:**/****

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n°30

Kairo -
2001

Avis: Alors là il m'est arrivé un truc totalement surréaliste avec ce film (mais sans fantômes :p),qu'une collègue m'a prêté suite à une conversation sur le Japon.
On l'a regardé avec Toon et dès les premières minutes, j'ai eu une impression de déjà vu...qui s'est confirmée quand j'ai su ce qui allait se passer lors d'une scène du début.
Or je n'avais pas le moindre souvenir d'avoir vu ce film, son titre m'était inconnu et ça ne m'est encore jamais arrivé d'oublier un film après l'avoir vu.
Puis l'impression est partie (après 20 mns de film) et je me suis souvenue que j'avais effectivement commencé à regarder ce film il y a quelque temps et que je l'avais arrêté car je flippais toute seule :p
J'ai pu enfin le regarder en entier (emmitouflée sous la couette et dans les bras de son chéri c'est plus facile) sans être finalement convaincue car le jeu des acteurs est insupportable et le scénario bancal (alors qu'il part d'une bonne idée), mais j'ai bien eu la chair de poule par moments.
Ce que une fois de plus me fais me poser la question: comment donc font les japonais pour arriver à nous faire peur avec juste une bande son bizarre et des acteurs qui ne font rien O__o
J'ai décidément du mal avec les films de Kiyoshi Kurasawa alors que souvent le sujet m'intéresse (Akarui Mirai est très space...) mais je vais quand même essayer aller voir Tokyo Sonata.
Note:**/****


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